Le tableau de bord qui reste
Créer dans Cowork un tableau de bord qui se range dans la barre latérale, se met à jour à chaque ouverture et garde l’historique de ses versions.
Chaque lundi, la même demande : un point sur les factures en attente, les jours déjà vendus, les dossiers qui n’ont pas bougé. Claude produit le tableau, vous le lisez, vous fermez. Le lundi suivant, vous le redemandez, parce que retrouver la conversation de la semaine passée prend plus de temps que de refaire le travail.
Les artefacts en direct (live artifacts) traitent ce point précis. Ce sont des tableaux de bord que Claude construit et enregistre dans la vue « Artefacts » (Artifacts) de votre barre latérale Cowork, avec une étiquette « Cowork ». Vous les ouvrez depuis là, sans repasser par la conversation d’origine.
La différence avec un fichier livré dans une conversation tient en trois points. Le fichier est figé au moment où il a été produit ; l’artefact récupère les données actuelles de vos applications connectées à chaque ouverture. Le fichier reste accroché à l’échange qui l’a créé ; l’artefact vit dans sa propre vue. Le fichier n’a pas de versions ; sur l’artefact, chaque itération est enregistrée, l’historique est consultable, la restauration possible.
Les artefacts en direct existent uniquement dans l’application de bureau. Ni sur le web, ni sur mobile, ni sur le plan gratuit.
Le partage est réservé aux plans Team et Enterprise, et il s’arrête aux frontières de l’organisation : pas de lien public, rien à envoyer à un client. Sur Pro et Max, un artefact en direct ne peut être ni partagé ni publié. Si votre objectif est de donner un accès à quelqu’un d’extérieur, arrêtez-vous ici.
Ce que ça fait
Vous ouvrez un tableau de bord depuis la barre latérale de Cowork et il affiche les chiffres du jour, sans que vous ayez à retrouver la conversation qui l’a produit.
Prérequis
- Claude Desktop à jour, sur macOS ou Windows. La dernière version se télécharge sur claude.com/download. Sur le web et sur mobile, la fonction n’existe pas.
- Un abonnement Pro, Max, Team ou Enterprise. Cowork n’existe pas sur le plan gratuit, et le partage d’artefact s’arrête à Team et Enterprise.
- Au moins un connecteur approuvé. Un artefact en direct ne peut utiliser que les connecteurs que vous avez approuvés. Sans source branchée, vous obtenez une belle page de chiffres morts.
- Quinze minutes. Aucune compétence technique. Vous écrivez une demande en français, vous relisez, vous corrigez.
Les étapes
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Brancher la source avant de demander le tableau
Ouvrez « Personnaliser » (Customize) dans la barre latérale, puis « Connecteurs » (Connectors). Vérifiez que l’application où vivent vos chiffres y figure : le tableur de facturation sur Google Drive, l’agenda, la boîte Microsoft 365. Si elle manque, cliquez sur le « + » à côté de Connecteurs, puis sur « Parcourir les connecteurs » (Browse connectors).
On saute cette étape, et on la regrette. Un tableau construit sur des chiffres collés une fois dans la conversation sera faux dès mardi.
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Créer l’artefact
Deux chemins. Le premier : dans une tâche Cowork, demandez directement le tableau de bord, et Claude le crée.
Le second passe par la galerie. Cliquez sur « Artefacts » (Artifacts) dans la barre latérale, puis sur « Nouvel artefact » (New artifact), puis sur « Créer un artefact Cowork » (Create Cowork artifact).
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Écrire la demande
Trois choses à dire. Ce que le tableau doit montrer : les colonnes, les regroupements, les totaux, ce qui ressort en haut de page. D’où viennent les données : nommez le fichier ou l’agenda mot pour mot, plutôt que d’écrire « mes chiffres de vente ». Ce qui doit se rafraîchir à l’ouverture, et ce qui peut rester fixe.
Un artefact utile est branché sur une source vivante. Collez vos montants dans la demande, et Claude les mettra en page proprement : vous aurez fabriqué une capture d’écran de luxe.
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Rouvrir l’artefact quelques jours plus tard
Fermez tout. Revenez le lendemain. Ouvrez l’artefact depuis la vue Artefacts, pas depuis l’historique des tâches.
Faites le test qui tranche : modifiez une ligne dans le fichier source, puis rouvrez l’artefact. Si le chiffre a suivi, le branchement tient. Sinon, la donnée a été recopiée au lieu d’être lue : reformulez la demande.
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Corriger, revenir en arrière, épingler
Un tableau de bord se règle sur plusieurs semaines. Ouvrez l’artefact, demandez la modification : une colonne en moins, un tri par échéance, un seuil d’alerte. Chaque itération est enregistrée, et vous pouvez restaurer une version antérieure quand la nouvelle se révèle moins lisible.
Dans la galerie, épinglez les deux ou trois artefacts que vous ouvrez chaque semaine, puis servez-vous de « Filtrer par » (Filter by) pour n’afficher que ceux-là. La vue liste aussi les artefacts venus de Chat et de Code.
Pour tester
Trois demandes écrites comme vous les diriez à un collègue qui a accès à vos fichiers. Nommez toujours la source.
« Construis un artefact Cowork à partir du classeur Facturation 2026 de mon Google Drive : une ligne par client, le facturé, l’encaissé, le reste dû, et en haut le total des factures échues depuis plus de trente jours. Remets les montants à jour à chaque ouverture. »
« Fais-moi un tableau de bord qui lit mon agenda des six prochaines semaines et affiche, par mission, les jours déjà réservés, les jours encore libres et les semaines où je suis à moins de trois jours vendus. »
« Construis un tableau de bord d’équipe à partir du fichier Suivi des dossiers sur Microsoft 365 : pour chaque personne, les dossiers dont elle est responsable, la date de dernière mise à jour, et en tête de page ceux qui n’ont pas bougé depuis quinze jours. »
Bon à savoir
Un artefact utilise vos connecteurs sans redemander la permission. La documentation d’Anthropic est explicite : les artefacts ne demandent pas d’autorisation avant d’utiliser un connecteur, même quand le mode d’approbation de la session exigerait normalement un accord. Un artefact branché sur votre messagerie la lira à chaque ouverture, sans rien vous demander. Avant d’en bâtir un sur des données clients, relisez la liste de vos connecteurs approuvés.
Il vit sur votre ordinateur. Aucune synchronisation entre appareils. L’artefact construit sur le poste du bureau n’existe pas sur le portable : changer de machine oblige à le refaire.
Le partage se comporte autrement qu’un lien classique. Sur Team et Enterprise, toute personne de votre organisation disposant du lien peut ouvrir l’artefact. Elle le voit avec ses accès à elle, pas avec les vôtres. Deux collègues devant le même tableau de bord peuvent lire deux choses différentes.
L’usage se compte. Anthropic indique que Cowork consomme davantage qu’une conversation classique, et un tableau de bord se construit et se corrige dans Cowork. Sur un abonnement Pro, mieux vaut tenir deux artefacts bien réglés que huit à moitié faits.
Tuto vérifié le 10 août 2026. Les interfaces évoluent : en cas d’écart, la documentation officielle fait foi.
Sources : centre d’aide Claude, article « Utiliser les artefacts en direct dans Claude Cowork » ; documentation produit Cowork d’Anthropic.