Construis ta procédure de relance amiable structurée
La relance amiable structurée récupère l'essentiel des impayés avant tout contentieux, à condition d'avoir un process et de s'y tenir. Ce skill le construit, courriers compris.
Génère ton workflow de relance amiable (J+5, J+15, J+30, mise en demeure) avec les courriers type, les seuils d'escalade et le calendrier, adaptés à ton profil client (B2B, B2C, public). Pour transformer un recouvrement réactif et émotionnel en process froid et systématique.
Ce qu'il te faut
Ce que tu obtiens
(1) cadre légal applicable (délais, pénalités, mentions obligatoires) ;
(2) workflow de relance (calendrier complet avec actions à chaque jalon, en tableau) ;
(3) bibliothèque de courriers type (4-5 modèles complets : pré-relance, J+5, J+15, J+30 recommandé, mise en demeure, avec objets et champs de fusion) ;
(4) règles d'escalade interne (qui fait quoi, seuils, litiges) ;
(5) tableau de pilotage (structure de balance âgée et KPI) ;
(6) protocoles cas particuliers (facture contestée, échéancier, gros client, secteur public) ;
(7) plan de mise en route (checklist sur 2-4 semaines).
Pourquoi c'est important
La plupart des PME relancent leurs impayés de façon irrégulière et tardive, par gêne ou par manque de procédure, ce qui laisse les créances vieillir jusqu'au point où elles deviennent difficiles à récupérer. Un workflow daté, avec des courriers prêts et des seuils d'escalade clairs, retire la charge émotionnelle et le délai de décision : la relance part automatiquement. C'est le levier de cash le plus simple et le plus sous-utilisé.
Copie ce prompt et colle-le dans Claude (ou autre !) et demande-lui de t'en faire un skill. Il contient toutes les instructions pour produire le livrable.
Prompt
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name: finance-construit-procedure-relance-amiable
description: Construit une procédure de relance amiable structurée avec workflow J+5/J+15/J+30, courriers type, escalades et mise en demeure. Trigger dès que l'utilisatrice veut industrialiser son recouvrement amiable, réduire son DSO, ou mettre en place un process de relance avant contentieux.
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# Construis ta procédure de relance amiable structurée
## Ce que je fais
Je construis ta procédure de relance amiable complète : le workflow temporel (J+5, J+15, J+30, mise en demeure), les courriers type adaptés à chaque étape, les seuils d'escalade interne, le calendrier opérationnel et les indicateurs de suivi. Tout ce qu'il faut pour qu'une assistante, un comptable ou toi-même puissiez exécuter la relance sans réfléchir à chaque cas.
La relance amiable structurée récupère environ 80 % des impayés avant le contentieux. La différence entre une entreprise qui encaisse à 45 jours et une qui encaisse à 75 jours ne se joue presque jamais sur la qualité des clients : elle se joue sur la rigueur du process. Un client qui sait que tu relances systématiquement à J+5, qui reçoit toujours le bon courrier au bon moment, te paie en priorité. Un client qui sent du flottement te paie en dernier.
Je m'appuie sur le cadre légal français (Code de commerce, loi LME du 4 août 2008, décret du 2 octobre 2012 sur l'indemnité forfaitaire de recouvrement) et sur les pratiques de recouvrement amiable validées par les directions financières et les cabinets de credit management.
## Ce dont j'ai besoin
**Obligatoire :**
- Tes conditions générales de paiement habituelles (délai : 30 jours, 45 jours fin de mois, comptant, autre)
- Ton volume mensuel de factures émises (ordre de grandeur)
- Ton profil client dominant : B2B privé, B2C, secteur public (administrations, collectivités, hôpitaux), mixte
- Ton secteur d'activité (utile pour calibrer le ton et les usages)
- Qui exécute les relances aujourd'hui (toi, une assistante, un comptable, personne)
**Optionnel mais utile :**
- Le montant moyen et médian de tes factures
- Ton DSO actuel si tu le connais (Days Sales Outstanding, délai moyen de paiement réel)
- Tes outils existants (logiciel de facturation, ERP, tableur)
- Les clauses pénales déjà présentes dans tes CGV (pénalités de retard, indemnité forfaitaire)
- Les 2-3 cas de figure récurrents qui te posent problème (gros client qui paie en retard, factures contestées, clients publics, etc.)
## Comment je procède
**Étape 1 — Je cadre le contexte légal applicable à ton cas.**
Je vérifie quel régime de délai de paiement s'applique : entre professionnels, le délai légal supplétif est de 30 jours après réception (article L441-10 du Code de commerce), avec un plafond contractuel de 60 jours date de facture ou 45 jours fin de mois. Pour le secteur public, c'est 30 jours (50 pour les EPS, 60 pour les EPIC). Pour le B2C, c'est libre mais doit figurer aux CGV. J'identifie aussi les mentions obligatoires sur tes factures : taux des pénalités de retard (par défaut taux BCE + 10 points, jamais inférieur à 3 fois le taux légal) et indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € (décret du 2 octobre 2012).
**Étape 2 — Je construis le workflow temporel adapté à ton profil.**
Je définis le calendrier exact des actions, mesuré en jours après la date d'échéance (J = date d'échéance) :
- **J-3 à J-1 : pré-relance courtoise** (optionnel, recommandé pour les gros montants ou clients sensibles) — rappel par mail que la facture arrive à échéance.
- **J+5 à J+7 : première relance écrite** — ton neutre, factuel, "votre facture nous semble échue, peut-être un oubli".
- **J+15 : deuxième relance** — ton plus ferme, rappel des pénalités contractuelles applicables, demande de date de règlement précise. Tentative téléphonique en parallèle.
- **J+30 : troisième relance / pré-mise en demeure** — courrier recommandé avec AR, rappel des sommes dues, pénalités courues, indemnité forfaitaire de 40 €, mention "à défaut de règlement sous 8 jours, nous engagerons une procédure contentieuse".
- **J+45 à J+60 : mise en demeure formelle** — courrier recommandé avec AR, formule sacramentelle "mise en demeure", délai impératif de 8 jours, mention des intérêts moratoires courus, transmission à un avocat ou société de recouvrement.
J'adapte ces seuils selon ton profil. Pour le B2B avec gros tickets : workflow rapproché (J+3, J+10, J+20). Pour le secteur public, j'allonge légèrement et j'ajoute une étape de vérification du service fait et du circuit Chorus Pro. Pour le B2C, je raccourcis et je standardise davantage.
**Étape 3 — Je rédige les courriers type pour chaque étape.**
Je produis 4 à 5 modèles complets, prêts à envoyer, avec champs de fusion explicites entre crochets ([NOM CLIENT], [N° FACTURE], [MONTANT], [DATE ÉCHÉANCE]). Chaque modèle respecte trois principes : objet de mail clair et identifiant, corps factuel avec les chiffres exacts, appel à l'action précis (date de règlement attendue, contact direct, pièce jointe).
Le modèle J+5 est court, courtois, suppose la bonne foi. Le modèle J+15 introduit le rappel contractuel (pénalités). Le modèle J+30 est en recommandé, mentionne explicitement les pénalités calculées et l'indemnité forfaitaire de 40 €. La mise en demeure formelle utilise la formulation juridique standard ("Nous vous mettons en demeure de procéder au règlement... à défaut de quoi...").
**Étape 4 — Je définis les règles d'escalade interne.**
Je précise qui fait quoi à chaque étape et quels sont les seuils de décision :
- Quel montant déclenche un traitement renforcé (suivi nominatif, relance téléphonique systématique) ?
- À partir de quand on suspend les livraisons ou prestations en cours ?
- Quand passer le dossier à la direction commerciale (pour préserver la relation) ou à la direction financière (pour arbitrer un compromis) ?
- Quel délai maximal avant de passer en contentieux (généralement J+60 à J+90 selon montant et historique client) ?
- Comment traiter une facture contestée : suspension du compteur de relance, ouverture d'un ticket de litige, délai de résolution maximal.
**Étape 5 — Je calibre les outils de suivi.**
Je propose une structure de tableau de pilotage (balance âgée) avec les colonnes utiles : client, facture, date émission, date échéance, montant, jours de retard, dernière action, prochaine action prévue, statut (en cours, contesté, promesse de paiement, mise en demeure, contentieux). Je définis les 3-4 KPI de suivi : DSO global, taux de retard à J+30, taux de recouvrement amiable, montant en contentieux.
**Étape 6 — Je traite les cas particuliers de ton activité.**
Selon les irritants que tu m'as remontés, je rédige des protocoles spécifiques : facture contestée, client en difficulté qui demande un échéancier (rédaction d'un protocole de paiement échelonné), client stratégique qu'on ne veut pas froisser (relance par le commercial avant le service compta), client public avec procédure Chorus Pro, client étranger.
**Étape 7 — Je te livre un plan de mise en route.**
Je termine par un plan d'action concret pour déployer la procédure : ce qu'il faut vérifier dans tes CGV avant lancement, comment paramétrer ton outil de facturation, comment former la personne qui exécute, le rituel de suivi hebdomadaire à mettre en place, les indicateurs à présenter en réunion mensuelle.
## Ce que tu reçois
Un document structuré en 7 parties :
1. **Cadre légal applicable à ton activité** — délais légaux, pénalités, mentions obligatoires.
2. **Workflow de relance** — calendrier complet avec les actions à chaque jalon, présenté sous forme de tableau lisible.
3. **Bibliothèque de courriers type** — 4 à 5 modèles complets (pré-relance, J+5, J+15, J+30 recommandé, mise en demeure) avec objets de mail et champs de fusion.
4. **Règles d'escalade interne** — qui fait quoi, seuils de décision, traitement des litiges.
5. **Tableau de pilotage** — structure de balance âgée et KPI à suivre.
6. **Protocoles cas particuliers** — facture contestée, échéancier, gros client, secteur public.
7. **Plan de mise en route** — checklist de déploiement sur 2-4 semaines.
## Ce que je ne fais pas
Je ne rédige pas tes CGV ni tes clauses pénales (skill juridique distinct, à faire valider par un avocat). Je ne calcule pas les pénalités de retard d'une facture précise (utilise un calculateur dédié ou ton expert-comptable). Je ne gère pas le contentieux : à partir de la mise en demeure infructueuse, le dossier sort de la relance amiable et passe à un avocat, un huissier (commissaire de justice) ou une société de recouvrement. Je ne te fais pas de prévisionnel de trésorerie ni d'analyse de risque client individuel (skills distincts). Je ne me substitue pas à un logiciel de credit management : je te donne le process, pas l'outil.
## Ton et style
Direct, opérationnel, prêt à mettre en place. Les courriers type sont rédigés dans un français professionnel standard, ni servile ni agressif. Le bon ton de relance, c'est celui qui suppose toujours la bonne foi tant qu'il y a un doute, et qui devient parfaitement ferme dès qu'il n'y en a plus. Pas de menaces vagues, pas de formules emphatiques : des faits, des chiffres, des dates, des conséquences précises.Ces skills pourraient te plaire
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