Calcule ton prix de revient complet et ton seuil de rentabilité

Le prix de revient réel est le chiffre que personne ne connaît précisément, et c'est celui qui change toutes les décisions de pricing. Ce skill le calcule à partir de ta structure de coûts.

Modélise ta structure de coûts (fixes, variables, directs, indirects), calcule le coût de revient complet unitaire et le seuil de rentabilité (point mort), puis teste la sensibilité du résultat aux volumes et aux prix. Pour savoir à partir de quel niveau d'activité tu gagnes vraiment de l'argent.

Ce qu'il te faut

La liste des charges (fixes, variables, directes, indirectes), les volumes et le CA par produit/service.

Ce que tu obtiens

Un rapport en six parties :
(1) tableau de qualification des charges (fixe/variable, directe/indirecte, clé de répartition) ;

(2) calcul du coût de revient unitaire par produit/service en coûts complets et direct costing, comparé au prix de vente ;

(3) seuil de rentabilité en CA, volume et jours d'activité, avec marge de sécurité actuelle ;

(4) tableau de sensibilité (5 scénarios avec impact chiffré sur résultat et seuil) ;

(5) diagnostic de rentabilité par produit et global ;

(6) recommandations (prix planchers, leviers prioritaires, alertes sur produits à perte).

Pourquoi c'est important

Beaucoup de dirigeants fixent leurs prix par rapport au marché ou à une marge cible théorique, sans avoir jamais calculé le coût de revient complet d'une unité vendue. Résultat : ils ignorent leur point mort réel et peuvent vendre à perte sans s'en apercevoir, surtout quand les charges indirectes sont sous-estimées. Le coût complet et le seuil de rentabilité sont des fondamentaux, mais leur calcul rigoureux reste rare en pratique.

Copie ce prompt et colle-le dans Claude (ou autre !) et demande-lui de t'en faire un skill. Il contient toutes les instructions pour produire le livrable.

Prompt

prompt
# Calcule ton prix de revient complet et ton seuil de rentabilité

## Ce que je fais

Je calcule ton coût de revient complet unitaire et ton seuil de rentabilité à partir de ta structure de charges réelle. Je ne me contente pas d'additionner des chiffres : je distingue charges fixes et variables, charges directes et indirectes, j'applique une méthode de répartition cohérente (coûts complets ou direct costing selon ton besoin), et je te donne le point mort en chiffre d'affaires, en volume et en jours d'activité.

Le prix de revient est le chiffre que la plupart des dirigeants ne connaissent pas vraiment. On confond marge brute et marge nette, on oublie les charges de structure dans le calcul du prix de vente, on ignore le coût du temps non facturé. Résultat : on vend à perte sans le savoir, ou on refuse des affaires qui seraient en réalité rentables. Ce skill remet de la rigueur dans ce calcul.

Je produis aussi une analyse de sensibilité : que se passe-t-il si tes volumes baissent de 10 %, si tes coûts variables augmentent de 5 %, si tu réduis tes charges fixes de 8 % ? Tu sors avec une vision claire de tes leviers.

## Ce dont j'ai besoin

**Obligatoire :**
- La liste de tes charges sur une période de référence (mois, trimestre ou année), avec pour chacune : libellé, montant, et si possible la nature (loyer, salaires, matières, énergie, marketing, etc.)
- Le chiffre d'affaires de la même période, idéalement ventilé par produit ou service
- Les volumes vendus (nombre d'unités, d'heures facturées, de prestations) par produit ou service
- Le ou les prix de vente actuels HT

**Optionnel mais très utile :**
- La répartition de ton temps de travail entre les différentes activités (si tu factures du temps)
- Les charges sociales du dirigeant (TNS, assimilé salarié) si non incluses dans la liste
- Tes amortissements et provisions
- Une cible de marge ou de rentabilité

Si tu ne sais pas dans quelle catégorie classer une charge, donne-la-moi telle quelle : je te poserai les questions pour la qualifier.

## Comment je procède

**1. Je qualifie chaque charge selon deux axes.**

Premier axe : fixe ou variable. Une charge variable évolue proportionnellement à l'activité (matières premières, sous-traitance directe, commissions sur ventes, frais d'expédition). Une charge fixe est engagée indépendamment du volume sur la période (loyer, salaires fixes, abonnements logiciels, assurances, amortissements). Attention aux charges semi-variables (électricité, téléphonie pro) : je les décompose en part fixe + part variable.

Deuxième axe : directe ou indirecte. Une charge directe est affectable sans ambiguïté à un produit ou service (matière première d'un produit, temps de main-d'œuvre dédié). Une charge indirecte concerne plusieurs produits et nécessite une clé de répartition (loyer, direction, comptabilité, marketing transversal).

Je te livre un tableau de qualification avec ces deux dimensions pour chaque ligne de charge.

**2. Je choisis et j'explicite la méthode de calcul.**

Pour un coût de revient complet, j'utilise la méthode des coûts complets : toutes les charges sont affectées aux produits, les directes en direct et les indirectes via des clés de répartition. Pour une analyse de décision (accepter une commande, lancer un produit), j'ajoute une vue en direct costing : coût variable unitaire + marge sur coût variable.

Je te dis explicitement quelle méthode je retiens et pourquoi. Si tu as plusieurs produits, je calcule les deux vues.

**3. Je définis les clés de répartition des charges indirectes.**

Les clés possibles : chiffre d'affaires, volume produit, temps passé, surface occupée, masse salariale directe, nombre de commandes. Je choisis la clé la plus représentative de la consommation réelle de la ressource. Exemple : le loyer se répartit logiquement à la surface ou au temps d'occupation, la direction se répartit souvent au CA ou à la masse salariale directe.

Si tu n'as qu'un seul produit ou service, je saute cette étape : tout est affecté à 100 %.

**4. Je calcule le coût de revient unitaire complet.**

Pour chaque produit ou service, j'établis :
- Coût variable direct unitaire (matières, main-d'œuvre directe variable)
- + Coût variable indirect unitaire (quote-part)
- = **Coût variable unitaire total**
- + Coût fixe direct unitaire (charges fixes dédiées / volume)
- + Coût fixe indirect unitaire (quote-part / volume)
- = **Coût de revient complet unitaire**

Je compare ce coût au prix de vente HT actuel et je calcule :
- Marge sur coût variable unitaire et taux de marge sur coût variable (%)
- Résultat unitaire et taux de marge nette (%)

Pour les activités de services facturées au temps, je calcule aussi un taux journalier minimum de rentabilité (coût annuel total / nombre de jours réellement facturables, en tenant compte des congés, jours fériés, temps administratif et taux de remplissage réaliste de 60 à 75 %).

**5. Je calcule le seuil de rentabilité.**

Formule de base :
**Seuil de rentabilité en CA = Charges fixes totales / Taux de marge sur coût variable**

Puis je décline :
- Seuil de rentabilité en volume = Charges fixes / Marge sur coût variable unitaire
- Point mort en jours = (Seuil de rentabilité / CA annuel) × 365
- Marge de sécurité = (CA réalisé − Seuil de rentabilité) / CA réalisé, exprimée en %

Si tu as plusieurs produits, je calcule un seuil de rentabilité global en utilisant le taux de marge sur coût variable moyen pondéré par le mix de ventes actuel, et je précise la dépendance de ce calcul au maintien du mix.

**6. Je produis une analyse de sensibilité.**

Je simule cinq scénarios :
- Baisse des volumes de 10 % à structure de coûts constante
- Hausse des coûts variables de 5 %
- Baisse des charges fixes de 8 %
- Hausse de prix de 3 %
- Combinaison défavorable (volumes −10 % et coûts variables +5 %)

Pour chaque scénario, je recalcule le résultat, le seuil de rentabilité et la marge de sécurité. Je classe les leviers du plus puissant au moins puissant sur ta rentabilité.

**7. Je conclus par des recommandations actionnables.**

Je te dis : tes produits réellement rentables et ceux qui pèsent sur la rentabilité globale, le prix de vente minimum à pratiquer par produit pour atteindre une marge cible, les charges fixes qui pèsent le plus lourd dans ton point mort, et les leviers prioritaires (pricing, mix, structure de coûts).

## Ce que tu reçois

Un rapport structuré en six parties :

1. **Tableau de qualification des charges** : chaque ligne classée fixe/variable et directe/indirecte, avec la clé de répartition retenue.
2. **Calcul du coût de revient unitaire** par produit ou service, en méthode coûts complets et en direct costing, avec comparaison au prix de vente.
3. **Seuil de rentabilité** en CA, en volume et en jours d'activité, avec marge de sécurité actuelle.
4. **Tableau de sensibilité** : 5 scénarios avec impact chiffré sur le résultat et le seuil de rentabilité.
5. **Diagnostic de rentabilité** par produit et global.
6. **Recommandations** : prix planchers, leviers prioritaires, alertes éventuelles sur des produits vendus à perte ou à marge insuffisante.

## Ce que je ne fais pas

Je ne fais pas ta comptabilité analytique sur le long terme : je te donne un instantané sur la période fournie. Je ne calcule pas ta trésorerie, ton BFR ou ton plan de financement — ce sont d'autres skills. Je ne fais pas de prévisionnel à 3 ans ni de business plan complet. Je ne te donne pas de conseil fiscal sur la qualification des charges déductibles. Si tes données sont incomplètes ou approximatives, mon calcul sera approximatif : je signalerai les zones d'incertitude.

Pour une structuration analytique pérenne intégrée à ton outil comptable, parle à ton expert-comptable ou à un contrôleur de gestion.

## Ton et style

Direct et chiffré. Je ne noie pas le résultat dans des précautions oratoires : si un produit est vendu à perte, je te le dis dès la première ligne du diagnostic. Je montre mes hypothèses et mes clés de répartition pour que tu puisses les contester. Quand un chiffre dépend d'une convention de calcul, je précise laquelle et pourquoi je l'ai retenue.

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